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S.5 – OULAN BATOR - MANDALGOVI

S.5 – OULAN BATOR - MANDALGOVI

Kilométrage total: 364,59KM - Secteur sélectif: 337,00KM OULAN BATOR - MANDALGOVI: Splendeurs de Mongolie

Cette 5e étape était tracée au cœur des splendeurs de Mongolie : collines, steppes, hors-piste et pistes parallèles à gogo. Un cocktail redoutable pour les plus distraits. Traversant des zones touristiques avec de nombreux monuments et slalomant entre les cratères rocheux, le tracé est allé rechercher un peu de fraîcheur en altitude. Des pistes montagneuses imposant un rythme soutenu, ont mené les concurrents sur un plateau à 1.600 mètres d’altitude.

@ RETENIR

# Motos : Sunderland, marathon man

# Autos : Al-Attiyah vire en tête

# Camions : Kamaz remet la pression

# Demain : Ne pas perdre le cap

S.5 – Déroulé de la spéciale

Motos : Sunderland, marathon man

En rallye-raid le facteur chance fait partie du jeu, surtout sur une étape marathon où l’on ne bénéficie d’aucune assistance entre deux secteurs sélectifs. Tout cela n’enlève évidemment rien au mérite de Sam Sunderland (Red Bull KTM Factory), plus que jamais leader de la catégorie moto, ce soir, à mi-parcours de ce SILK WAY RALLY. Vainqueur de l’étape d’hier, le pilote britannique qui ouvrait la piste aujourd’hui, a réussi le petit exploit de ne pas se faire rattraper. Mieux : il remporte la spéciale tout en ayant fait la trace durant plus de 330 kilomètres… Respect ! Dans ces conditions, le surnom de ‘marathon man’ lui sied à merveille.

« Sam a fait un boulot épatant ! » La déclaration de Paulo Goncalves est spontanée et traduit le sentiment des autres pilotes à l’égard du leader actuel du Championnat du Monde. Comme toujours dans ce genre de cas, les aléas ont joué en sa faveur. La chute au kilomètre 120 de Joan Barreda (Monster Energy Honda Team), troisième pilote en piste et… troisième au classement général, est fait certainement partie. Même s’il a réussi à repartir après avoir rafistolé sa moto, le grand Catalan a rallié Mandalgovi au ralenti avec près de 3 heures de retard. Inquiets pour son état, plusieurs pilotes se sont arrêtés à sa hauteur, à l’endroit de sa cabriole.

Parti 12e aujourd’hui, Kevin Benavides (Honda), l’équipier de Barreda, est évidemment l’un de ceux-là. L’Argentin, deuxième du jour à 1:33, pourrait donc bien se voir retirer le temps perdu, comme le prévoit le règlement. Il n’empêche que Sam Sunderland a désormais fait la différence au général. Son équipier Luciano Benavides pointe à 13:44, tandis que son frère Kevin est relégué à plus de 17 minutes.

Sam Sunderland (G-B/Red Bull KTM Factory) 1er : « Evidemment, ouvrir une étape n’est jamais facile, car les suivants repèrent votre trace et vous rattrapent sans trop naviguer. J’ai essayé de conserver un rythme très élevé tout au long de la journée. Et sur ces longues distances et sur des pistes rapides cela commence à devenir fatiguant car cela nous demande beaucoup de concentration. La moto marche à perfection, malgré qu’elle n’ait pas été entretenue hier. Le pneu était un peu usé sur la fin, mais c’est la même chose pour tout le monde… »

Dans la catégorie quad, le Polonais Lindner a fini par jeter l’éponge après deux étapes de galère totale. En revanche, tout baigne pour son compatriote Rafal Sonik (Yamaha Raptor). Le multiple champion du monde de la discipline signe une nouvelle victoire d’étape et conforte encore un peu plus son avantage au classement général (1h48) sur le Russe Maksimov (Yamaha Raptor).

Autos : Al-Attiyah vire en tête

« A ce stade de la course, nous ne sommes plus là pour prendre des risques inutiles… » La petite phrase lâchée par Mathieu Baumel, copilote de Nasser Al-Attiyah (Toyota Gazoo Racing Overdrive) après l’arrivée de cette 5e étape, en dit long sur l’état d’esprit des leaders de la catégorie auto. Les lauréats du dernier Dakar, invaincus cette saison, gèrent au mieux ce SILK WAY RALLY. A mi-parcours, leur domination est… totalement réfléchie. « On accélère que quand le terrain nous le permet vraiment, sans la moindre prise de risque. A chaque fois, c’est une discussion entre Nasser et moi. » Une 5e victoire d’affilée devant le nouveau buggy CR6 SRT de Mathieu Serradori et Fabian Lurquin.

Le duo franco-belge qui réussit-là l’étape référence qu’il espérait depuis le départ, devance l’autre Toyota du Néerlandais Van Loon, victime d’une crevaison pour avoir pris une corde trop serrée. Le Russe Krotov (MINI JCW) et le Chinois Zhang Ming (Hanwei SMG) complètent le top 5 du jour. Au général, derrière Al-Attiyah, ils sont désormais 5 équipages regroupés en moins de 15 minutes à pouvoir se disputer les places d’honneur.

Mathieu Serradori (Buggy CR6 SRT) 2e : « Une super étape pour nous ! Ce fut rapide et tout a marché. Nous avons dépassé beaucoup de voitures et… trois camions. Parfois c’était compliqué, et parfois c’était très chaud. Je me souviens avoir pris 192 km/h en dépassant un Kamaz. Mais Fabian m’a fait une navigation parfaite. On espérait secrètement une victoire d’étape. Mais bon, cela prouve que notre choix de passer sur le nouveau buggy était le bon… »

Camions : Kamaz remet la pression

Après la déconvenue d’hier, le team Kamaz-Master n’avait qu’une idée en tête : laver l’affront infligé par le MAZ avec son triplé retentissant. Message reçu cinq sur cinq ! Andrei Karginov en tête, les ‘monstres bleus’ de Nabereinye Tchelny ont remis les points sur le i, assaisonnant cette 5e étape à la sauce tatare ! Parti le couteau entre les dents, le vainqueur de l’édition 2018 a littéralement survolé le secteur sélectif sans jamais lever le pied. Reléguant son équipier Anton Shibalov à plus de 4 minutes et infligeant près de 7 minutes au MAZ du leader Viazovich.

Dans le clan biélorusse l’ambiance a plongé dans la Bérézina. En plus des 5 minutes de pénalités infligées pour vitesse excessive dans une zone de danger hier, Viazovich se plaignait d’une panne du système de gonflage, tandis que Vishneuski rentrait avec un échappement en lambeaux. Quant à Vasilevski, il dut effectuer la spéciale avec des amortisseurs de cabine à l’agonie. Au général, Viazovich voit son confortable avantage déjà sérieusement fondu sous le soleil mongole. A mi-parcours de ce SILK WAY RALLY, il ne compte plus que 16 minutes d’avance sur Shibalov, tandis que Karginov pointe déjà à moins de vingt minutes…

Andrei Karginov (Rus/Kamaz-Master) 1er : « Pour éviter les ennuis d’hier, nous avons changé nos pneus et nous sommes partis avec des pressions nettement plus importantes. Et cela a très bien marché. Cela nous beaucoup aidé pour maintenir un rythme très élevé, même si, à ces vitesses c’était nettement moins confortable. Car les pneus font partie intégrante de la suspension, plus les pneus sont gonflés, plus la cabine est secouée. Nous allons continuer à mettre la pression. Il nous reste quatre belles étapes pour reconquérir la tête…»

 
LE CHIFFRE DU JOUR

70

Avec pas moins de 5 étapes disputées sur son territoire, la Mongolie se taille la part.. du Tigre blanc sur ce SILK WAY RALLYE 2019. Sur un total de 2.092 kilomètres parcourus sur les terres de Gengis Khan, pas moins de 1.458 se font sous le chrono, soit un taux plutôt exceptionnel de près de 70%. Voilà qui a de quoi ravir à la fois les concurrents, mais aussi l’ensemble des assistances, souvent mises à rude épreuve sur ce type de rallye marathon.

ROAD BOOK

Demain: Etape 6 MANDALGOVI - DALANZADGAD: Ne pas perdre le cap - Kilométrage total: 411,75KM - Secteur sélectif: 408,17KM

Nouvelle étape quasiment sans liaison. Au programme : vitesse et navigation au cœur de l’immensité des steppes. Il faudra suivre le road-book à la lettre pour répondre aux multiples changements de direction, dans des décors variés coupant la monotonie. Bien suivis, les différents waypoints mèneront les concurrents jusqu’à la ligne d’arrivée.

INTERVIEWS

MOTOS

Sam Sunderland (G-B/Red Bull KTM Factory) 1er : « Evidemment, ouvrir une étape n’est jamais facile, car les suivants repèrent votre trace et vous rattrapent sans trop naviguer. J’ai essayé de conserver un rythme très élevé tout au long de la journée. Et sur ces longues distances et sur des pistes rapides cela commence à devenir fatiguant car cela nous demande beaucoup de concentration. La moto marche à perfection, malgré qu’elle n’ait pas été entretenue hier. Le pneu était un peu usé sur la fin, mais c’est la même chose pour tout le monde… » 

Kevin Benavides (Monster Energy Honda Team) 2e: « Je crois que j’ai fait une belle étape. Je me sentais bien et la moto était ok. Mon équipier Joan Barreda est tombé. Je me suis arrêté près de lui et j’ai essayé de l’aider à redémarrer la moto durant une ou deux minutes, mais c’était impossible. Donc j’ai continué. Je suis parti 12e et les dépassements étaient parfois délicats. »

Paulo Goncalves (Hero Motorsport Team) 3e :  « Je crois que mon temps doit être bon. J’ai fini par trouver le bon rythme, ici en Mongolie. Les deux premières journées ici ne furent pas vraiment bonnes, mais au final j’ai fait une bonne étape et je suis satisfait pour moi-même et pour le team Hero Motorsport. Nous venons d’achever deux journées sans assistance et la machine a très bien fonctionné. »

AUTOS

Mathieu Serradori (Buggy CR6 SRT) 2e : « Une super étape pour nous ! Ce fut rapide et tout a marché. Nous avons dépassé beaucoup de voitures et… trois camions. Parfois c’était compliqué, et parfois c’était très chaud. Je me souviens avoir pris 192 km/h en dépassant un Kamaz. Mais Fabian m’a fait une navigation parfaite. On espérait secrètement une victoire d’étape. Mais bon, cela prouve que notre choix de passer sur le nouveau buggy était le bon… »

Eric Van Loon (Toyota Hilux Overdrive) 3e : « Très bonne étape pour nous, nous avons pu suivre Nasser durant l’essentiel de la spéciale. Un certain moment, j’ai poussé un peu fort dans une corde et nous avons heurté une pierre. Le temps de changer la roue, nous avons remarqué que quelque chose était défit, alors nous avons baissé un peu le rythme. Mais cette spéciale était à nouveau magnifique. Le road book était parfait et les paysages impressionnants. »

Jérôme Pélichet (Optimus Raid Lynx) 6e : « C’était encore très rapide aujourd’hui. Pascal, mon navigateur a fait de l’excellent boulot en nous gardant sur le bonne trace. On a essayé de remonter sur le buggy chinois parti devant nous, mais nous n’y sommes pas parvenus. C’était une spéciale exigeante physiquement et je souffre encore terriblement pour maintenir le rythme sur la fin… »

CAMIONS

Andrei Karginov (Rus/Kamaz-Master) 1er : « Pour éviter les ennuis d’hier, nous avons changé nos pneus et nous sommes partis avec des pressions nettement plus importantes. Et cela a très bien marché. Cela nous beaucoup aidé pour maintenir un rythme très élevé, même si, à ces vitesses c’était nettement moins confortable. Car les pneus font partie intégrante de la suspension, plus ils sont gonflés, plus la cabine est secouée. Nous allons continuer à mettre la pression. Il nous reste quatre belles étapes pour reconquérir la tête…»

Anton Shibalov (Rus/Kamaz-Master) 2e : « Les équipages chinois ne sont pas faciles à dépasser. Visiblement ils ne lisent pas le règlement. J’ai passé 60 kilomètres à klaxonner derrière un buggy sans qu’il ne se range. Il accélérait en ligne droite, alors que nous étions vraiment plus rapides dans les portions plus sinueuses. Sinon, tout c’est bien passé aujourd’hui. Beaucoup mieux qu’hier… » 

Siarhey Viazovich (Blr/MAZ) : « On s’attendait à une réaction de Kamaz. Malheureusement notre gonflage automatique s’est bloqué avec 7 bars dans les pneus. Nous avons été secoués comme des fous dans la cabine durant toute l’étape. Lorsque Karginov nous a dépassé nous ne nous sommes pas énervés. Nous avions rallié l’arrivée à notre rythme. Mais si Karginov continue le rallye à cette allure, son camion ne terminera pas la course ! » 


DES PARTENAIRES FIDELES

GAZPROM, partenaire principal DU RALLYE

Sponsor dès la première édition du Silk Way Rally en 2009, PJSC "Gazprom" est une société énergétique mondiale. La mission de Gazprom est de proposer une offre fiable, efficace et équilibrée de gaz naturel aux consommateurs, ainsi que d’autres types de ressources énergétiques et leurs produits dérivés.

TOYOTA

TOYOTA reconduit son partenariat avec le Silk Way Rally en tant que véhicule officiel de l’organisation.

De par leur conception et leurs capacités uniques, les voitures tout-terrain TOYOTA ont prouvé leur extraordinaire résistance pendant les diverses reconnaissances et le rallye. TOYOTA, symbole de confiance technique et technologique, fournit les voitures officielles du Silk Way Rally depuis 2016, afin de l’accompagner sur ses routes et pistes inexplorées.