News

Reste en contact!

SILK WAY RALLY 2019 - ETAPE 2 : BAIKALSK - OULAN-UDE

SILK WAY RALLY 2019 - ETAPE 2 : BAIKALSK - OULAN-UDE

Kilométrage total : 413,22 km Secteur sélectif : 207,67 km 20% empierré / 80% terre

Au revoir taïga, bonjour la Bouriatie !
En quittant les bords du Baïkal direction sud-est vers la république de Bouriatie, les équipages ont abordé les monts Baïkalsk. Pistes rocailleuses en montée et… en descente. Un véritable défi pour les pneus ! Il a fallu trouver le juste rythme pour ne pas perdre trop de temps. Une journée qui offrait une belle variété de paysages. De la taïga, aux montagnes en passant par de nombreux ponts et franchissements de rivières. Navigation intense et jeux de pistes sur les collines sibériennes. La fin du secteur sélectif était plus rapide sur des pistes sablonneuses.

@ RETENIR
# Motos : Sunderland malgré lui
# Autos : Al-Attiyah passe, Al Rajhi casse
# Camions : Viazovich double la mise
# Demain : Montagnes russes… en Mongolie !

Motos :  Sunderland malgré lui

La victoire n’entrait pas dans les intentions de Sam Sunderland (Red Bull KTM Factory) aujourd’hui. A la veille de la première longue étape de désert, le leader du Championnat du Monde FIM, aurait préféré ne pas jouer la locomotive sur le Transmongolien. A sa décharge, il n’était pas évident de la jouer stratégie aujourd’hui sur un deuxième secteur sélectif sans ravitaillement essence. Pas de tactique, en revanche, pour le team Hero où l’on célèbre tout sourire les deuxièmes et la troisièmes places du jour pour l’Espagnol Mena et le Portugais Goncalves, fraîchement recruté. Une journée à marquer d’une pierre blanche pour le team indien qui profite de ce tout premier SILK WAY RALLY sur deux roues, pour compenser son manque d’expérience. Un voyage en terre inconnue, qui équilibre globalement les forces en présence en tête du peloton. Mauvaise journée par contre au sein du Yamaha Rally Team. Troisième hier, Xavier de Soultrait a heurté une pierre après 3 kilomètres, endommageant peut-être un élément vital, avant de chuter 15 kilomètres plus loin, détruisant ses instruments de navigation. Un double coup du sort l’obligeant jeter l’éponge. Peu dans son assiette depuis ce matin, Adrien Van Beveren rallie l’arrivée avec un décevant 9e chrono. Avec seulement 8 secondes séparant Kevin Benavides (Monster Energy Honda Team) de Sam Sunderland au classement général avant d’attaquer les steppes de Mongolie, il est bien évidemment encore trop tôt pour spéculer sur la découverte ou la stratégie de course…

Autos : Al-Attiyah passe, Al Rajhi casse

Et de deux ! Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel (Toyota Gazoo Racing Overdrive) poursuivent leur parcours sans faute sur ce SILK WAY RALLY 2019.  Malgré une crevaison, sur les pistes techniques, parsemées de quelques passages de rivières menant en République de Bouriatie, les favoris de l’épreuve ont survolé les pièges… et évité les ennuis techniques frappant leurs équipiers. Car la riposte programmée par son Yazeed Al Rajhi et Eric Van Loon a tourné court. Un pétard mouillé pour le Saoudien, pointé en tête des chronos après 50 kilomètres, mais contraint de se dérouter au km 106 avec de gros soucis moteur. Quant au Néerlandais, il concède aujourd’hui plus de 3 heures après avoir été contraint de réparer sa transmission sur la piste. Avec une seule Toyota officielle en tête, les buggies purent encore s’en donner à cœur joie. Sans une crevaison en vue de l’arrivée, Jérôme Pélichet et Pascal Larroque (Optimus Raid Lynx) auraient sans doute réédité leur premier accessit de la veille. Tout profit pour les Chinois Kun Liu (Hanwei Buggy SMG) et Wei Han (Geely Buggy), qui se hissent sur le podium du jour. Quant aux Français Serradori (Buggy CR6) et Pélichet (Optimus), ils complètent le top 5. Comptant déjà près de 14 minutes d’avance au classement général, Nasser Al-Attiyah peut aborder la Mongolie avec une petite dose sérénité, sachant le terrain devrait convenir à merveille à la meute de buggies deux roues motrices qu’il a aux trousses !

Camions : Viazovich double la mise

Trop heureux de trôner en tête du classement camions au volant de son tout nouveau MAZ, Siarhey Viazovich s’était promis de vendre chèrement sa peau sur cette 2e étape. Le Biélorusse a donc fait de la résistance à outrance face au Kamaz de Shibalov, lancé à ses trousses sur les pistes forestières sinueuses menant à Oulan-Ude. A tel point que ce soir, dans la capitale de la Bouriatie, on grince des dents au sein de l’armada bleue. Et s’il double la mise tout en confortant sa place de leader au général, le colosse de Minsk qui, au final, devance Karginov (Kamaz) et van den Brink (Renault), risque fort de se prendre une réprimande de la part des commissaires sportifs. Voilà, en tout cas, qui promet encore quelques rounds animés dans la catégorie des poids lourds.

LE CHIFFRE DU JOUR

9.298

En gare d’Oulan-Ude tout le monde ne descend pas du Transibérien. C’est ici, en République de Bouriatie, que la plus grande ligne de chemin de fer au monde propose son aiguillage. Soit on poursuit la route de 9.298 kilomètres et 7 jours entre Moscou et Vladivostok, soit on bifurque sur le Transmongolien qui rallie Pékin, via la Mongolie et Oulan Bator.

DEMAIN : OULAN-UDE - OULAN BATOR
Etape 3

Kilométrage total : 691,35 km
Secteur sélectif : 243,00 km
95% terre; 5% empierré

Montagnes russes… en Mongolie !
Gare à la navigation sur les sommets séparant la Bouriatie de la Mongolie. Montagnes russes sur les collines en suivant la trace des animaux sauvages de la région. On longe des ravins parfois impressionnants mais dévoilant de paysages absolument magnifiques ! Les navigateurs ne devront pourtant pas quitter le road-book des yeux avec de multiples croisements de pistes et une myriade de traces parallèles. A mi-parcours, le tracé aborde la montagne pour se hisser à 1.000 mètres d’altitude sur les contreforts des massifs montagneux couverts de forêts et entrecoupés de rivières. En prenant garde d’éviter les crevasses on grimpe même jusqu’à 1.500 mètres pour s’offrir un panorama à couper les souffle sur un point photo et vidéo magnifique. La fin du secteur sélectif se déroule sur un plateau truffé de pistes parallèles.


INTERVIEWS

MOTOS

Sam Sunderland (G-B/Red Bull KTM Factory) 1er
« Honnêtement, le but n’était pas gagner aujourd’hui. Donc je suis un peu frustré du point de vue stratégique. Mais sur une journée comme aujourd’hui, sans ravitaillement il est vraiment difficile de réguler son rythme sans savoir où en sont les autres. Alors tu pousses du mieux que tu peux. L’étape était vraiment belle et, malgré la pluie d’il y a deux jours, les organisateurs ont fait un super job pour nous permettre de rouler. »

Oriol Mena (Esp/Hero Motorsports Team Rally) 2e 
« C’est pas génial? Il s’agit de mon premier podium sur une étape du Championnat du Monde. Au départ j’avais un peu peur de chuter car on se faisait pas mal secouer sur la machine. J’ai choisi de rouler en toute sécurité. Après le km 50 je me suis retrouvé dans la poussière durant 90 kilomètres. La dernière portion était plus typée enduro et j’ai pu me faire plaisir. »

Paulo Goncalves (Hero Motorsports Team Rally) 3e 
« Un bonne étape pour moi. Au début c’était fort semblable à hier sur les 75 premiers kilomètres. Ensuite c’est devenu de plus en plus rapide sur des pistes comparables au WRC. Je suis resté prudent et au final je fais un bon résultat. Mais ce n’est que le début, il reste plus de 2000 kilomètres à parcourir. Le but est d’arriver en Chine avec le meilleur classement possible. »

Joan Barreda (Monster Energy Honda Team) 5e
« Je n’étais pas très à l’aise sur la première partie à cause des cailloux. Je n’arrivais pas à trouver le bon rythme donc j’ai surtout veillé à ne pas commettre trop d’erreurs. Lorsque c’est devenu plus roulant, j’ai pu me libérer. Je perds un peu de temps, mais je suis en bonne position pour demain. »

Adrien Van Beveren (Yamaha Rally Team) 9e 
J’ai eu du mal à me relaxer sur la machine. Il y avait beaucoup de dangers. C’est un peu frustrant car je roule en dessous de mon niveau habituel. Je suis impatient de retrouver mes sensations sur la moto, car là ce n’est pas le cas… »


AUTOS

Nasser Al-Attiyah (Qat/Toyota Gazoo Racing Overdrive) 1er 
« L’étape d’aujourd’hui était très compliquée. Beaucoup d’eau et de pierres. Nous avons passé beaucoup de temps dans les chemins forestiers. Malgré une crevaison, nous avons fait du bon boulot. Pour ma part je suis satisfait. On compte 14 minutes d’avance au général, nous allons pouvoir contrôler un peu les buggies qui trouvent un terrain plus adapté. »

Wei Han (Chn/Buggy Geely) 3e 
« La spéciale était exigeante pour les suspensions. Nous aurions pu rouler plus vite, mais vu que nous ne sommes qu’au début du rallye, nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque tout en conservant un rythme soutenu. Cette stratégie nous a permis de signer un beau résultat. C’est donc exactement ce que nous ferons demain. »

Mathieu Serradori (Fra/Buggy CR6 SRT) 4e 
« On monte un peu en rythme. On a fait une meilleure 2e partie de spéciale. Ce n’était pas toujours évident de gérer les chemins forestiers et les cailloux. Je ne vous cache pas que je suis impatient de retrouver un désert plus ouvert qui sera un meilleur terrain de jeu pour notre voiture. »

CAMIONS

Siarhey Viazovich (Blr/MAZ) 1er 
« La spéciale du jour ? Étroite, rapide, glissante…. Nous avons beaucoup glissé, mais nous avons conservé un bon rythme. En quittant la piste, nous sommes restés coincés un peu dans la boue, mais rien de grave. Nous avons bien marché et j'aime ces pistes. Le nouveau camion marche bien. » 

Andrei Karginov (Kamaz-Master) 2e 

«Tout début, la piste était sèche, mais il y avait des rétrécissements avec des buissons, où il fallait ralentir pour ne pas endommager le pare-brise ou les rétroviseurs. La suite était plus rapide et parfois sinueuse. Dans cette région, c’est difficile de trouver des pistes larges et rapides. Mais le rallye est encore long et dès demain, le terrain devrait s’ouvrir et offrir bien plus de dégagement et de possibilités de dépasser. » 

Anton Shibalov (Rus/Kamaz-Master) 4e 
« Malgré une crevaison qui nous a fait perdre du temps, nous faisions une très belle journée. Nous sommes revenus dans le sillage de Viazovich que nous l’avons bipé plusieurs fois via le système Sentinel. Il prétend ne jamais avoir entendu nos signaux et il nous a laissé rouler dans sa poussière… »